1. En ces temps de crise généralisée des valeurs et du “système“, quels seraient vos points d’ancrage idéologiques à droite ?La personne qui pose cette question trahit une mentalité gauchiste ou réactionnaire, voire les deux comme cela se voit bien souvent. Il ne me semble pas que le système soit en crise, pas plus que les valeurs. En tout cas les valeurs de droite, du moins la droite telle que je l'entends: libérale d'un point de vue économique, ferme dans le maintien de l'ordre sans lequel toute démocratie n'est qu'un vain mot.
Or, d'un point de vue économique, les valeurs libérales progressent partout dans le monde, y compris en France où pourtant les archaïsmes entretenus par des syndicats subventionnés par l'Etat sont tenaces. Certes, la France n'est toujours pas le paradis des entrepreneurs. I
l n'en reste pas moins que le pouvoir politique accepte peu à peu la pertinence de nos analyses. Ainsi, depuis dix ans, l'Etat a compris que la seule politique raisonnable est la stimulation de l'offre et donc la réduction de la fiscalité qui pèse lourdement sur la société française, et notamment sur les hauts revenus. Ainsi, les sommes sauvées de la gabegie étatique par rapport à l'an 2000 ont été de l'ordre de 10 milliards d'euros entre 2002 et 2005 et se sont montées à 22,5 milliards d'an dernier. Par ailleurs, la privatisation des monopoles de l'Etat a permis de faire pénétrer la culture de la performance et de l'entrepreunariat dans de vastes secteurs de l'économie française. En témoignent les profits de GDF Suez (6,5 milliards d'euros en 2008) ou de France Telecom (4 milliards). Et, point rassurant, même le PS, qui n'a jamais brisé avec son surmoi marxiste, a compris la nécessité de ces réformes. Rappelons-nous que le gouvernement Jospin, après les errements de ses premières années, est celui qui a enclenché la plus grande vague de privatisation sous la Vème République et que c'est lui qui a commencé à corriger les excès du très injuste impôt sur le revenu à partir des années 2000.
Malheureusement pour elle, la gauche (à de rares exceptions), prisonnière de ses nostalgies
soixante-huitardes, n'a pas saisi que la protection des personnes et des biens était le corollaire de la libéralisation de l'économie. A quoi bon prendre des risques, innover, si le fruit de ces efforts n'est pas protégé de l'appétit des envieux? Et d'une façon générale, pourquoi les jeunes des cités iraient-ils travailler s'ils pensent que le trafic de drogue leur rapporte plus que le labeur honnête? Là encore, je dois dire que la décennie qui s'achève m'a redonné confiance. Je ne détaillerai pas les près de 120 modifications que le code pénal a connues depuis 2002. Je me contenterai de souligner les bienfaits des peines planchers, qui envoient enfin un message clair aux auteurs de larcins répétés qui pourrissent la vie de leurs concitoyens, et d'abord des plus modestes. Et de saluer l'initiative visionnaire de Nicolas Sarkozy qui a compris qu'il fallait doter les forces de l'ordre de moyens modernes pour être vraiment efficace dans la lutte contre la délinquance. Le flashball a été une grande avancée, mais j'espère que très bientôt, le taser sera généralisé, car il permet d'assurer la protection des forces de l'ordre dans le respect de la personne des délinquants et de leur intégrité physique. Ferme, mais non brutale.Telle est ma conception de l'ordre.
2. Etant à droite, que soutiendriez vous plus que tout dans l’action du président Sarkozy ?
D'aucuns trouvent que Nicolas Sarkozy ne va pas assez vite, ni assez loin et qu'il se contente de discours jamais concrétisés. Je pense que c'est faux. Simplement, Nicolas Sarkozy connaît la société française et sait que
l'hydre marxiste ne dort que d'un oeil. Il avance donc avec précaution, à pas de loups, et il le fait plutôt bien. De ce fait, je pense que l'ensemble de son action mérite d'être soutenue.